A 13h30, c'est l'effervescence à l'arrivée du bus qui doit conduire la presque-totalité des résidents à la guinguette La Marina. Une exception : une résidente qui ne pouvait pas monter dans le car a été conduite dans un véhicule particulier par une autre résidente, accompagnée de sa petite-fille en visite. Elle a pu, ainsi, passer un merveilleux après-midi dont elle n'a pas fini de parler.
Juste un petit incident : la chauffeur du car a voulu rendre service aux résidents et a voulu conduire son véhicule le plus près possible, sans voir le panneau "interdit à tous les véhicules". Elle a frôlé le parapet d'un petit pont et a endommagé son véhicule. Au retour, le chauffeur venu récupérer son précieux fardeau de personnes âgées est resté devant l'entrée et les animatrices ont fait usage des fauteuils roulants qu'elles avaient apportés. En effet, cet après-midi, très très chaud, a fatigué certaines résidentes qui marchent difficilement en temps normal.
Donc, pour en revenir à notre arrivée, nous avons été accueillis chaleureusement et nous avons pu nous installer confortablement, soit à l'intérieur, soit sur la terrasse.
Presque immédiatement, les musiques se sont succédées et la piste s'est peu à peu remplie. J'ai donc dû jongler entre les couples pour arriver à photographier le
musicien.
Quelques résidents de La Noue s'étaient joints à nous et les conversations allaient bon train, entre le fredonnement des airs entrainants et l'envie de danser.
Comme d'habitude, certaines n'ont pu résister à la tentation d'occuper la piste de danse.
Un goûter fort apprécié composé d'une boisson fraîche et d'une belle portion de glace à vous faire fondre les papilles a été distribué et a redonné du "punch" à nos mamies et papies.
Et là, chacun s'est "laché" : allez voir dans les photos, je pense que vous rirez comme nous et nous envierez des bons moments passés. Croyez-moi, chacun et chacune ont passé des moments mémorables. A noter d'ailleurs que l'un de nos gardiens a proposé ses services pour aider les résidents. Il en a même fait danser et, étant donné sa taille, cela a souvent prêté à sourire et même rire franchement.
Deux filles de résidents ont également été volontaires pour aider les animatrices en accompagnant ce groupe et nous ne pouvons que remercier toutes ces personnes qui ont permis à tous (il en manquait si peu pour cause de santé) de faire une sortie dont ils sont revenus enchantés.
Le temps était magnifique, et on pourrait presque se plaindre qu'il faisait trop chaud, mais, chut, on ne va quand même pas se plaindre du beau temps, ce serait malheureux, car c'est quand même plus agréable que de faire cette sortie sous la pluie. Nous avons pu aller nous dégourdir les jambes lors d'une petite promenade dans le bois et apprécier le magnifique paysage qui nous était offert, tout autour d'un étang boisé.
Comme tout s'est très bien passé, nous avons été invités à revenir quand bon nous semblerait. Ce n'est pas parce qu'on est âgé qu'on se conduit mal, non ? Et, voir les sourires et les rires sur les visages, ça fait chaud au coeur et ça ouvre bien des portes.
Malgré tout, vers 17h30, chacun/chacune avait hâte de rejoindre le car à l'entrée pour regagner ses pénates car la fatigue s'est faite sentir. On n'a pas tous les jours vingt ans ... Et aujourd'hui, exceptionnellement, l'écart d'âge était encore plus important que d'habitude puisque l'aînée a plus de 98 ans et trottine comme un cabri (il ne faut pas exagérer non plus, mais elle trotte quand même allègrement) et la plus jeune est âgée de 13 ans 1/2 (petite-fille de la plus jeune résidente), sans compter la fille d'une animatrice qui est âgée de 11 ans (la fille, pas l'animatrice).
Tout le monde est arrivé à bon port, au retour et est vite rentré dans son appartement pour goûter un léger souper et un repos bien mérité.
A quand la prochaine sortie ?


Comme toujours, nous étions ravis de recevoir 25 petits écoliers et écolières de Maternelle, cet après-midi.
Nous les avons trouvés, dès leur arrivée, bien mignons et bien sages, quasiment certains de les voir se "dégourdir" en quelques minutes. Eh bien, non, si certains, en minorité, ont la langue bien pendue, et nous en sommes ravis, ces enfants sont adorables.
Ils nous ont apporté de beaux dessins, mais aussi plein de tendresse et de calins. Ils ont sû exprimer leur plaisir d'être là par la petite phrase d'un enfant, en partant, après leur avoir promis de revenir :"La prochaine fois, il en faudra encore plus, des papies et des mamies, on apportera encore plus de jeux".
C'est-y pas mignon, ça ? Il n'y a pas de barrière entre les générations.
Lorsque l'un d'eux a demandé pourquoi une mamie avait un gros bleu au bras, Jacquotte lui a expliqué que c'était à cause du diabète et a précisé qu'elle ne devait pas manger de sucre. Il a eu cette petite phrase qui sortait du coeur :"Oh, comme ma Mamie, elle aussi, elle en a, du diabète". Du coup, il s'est senti encore plus proche.
Une fois les jeux distribués, chaque enfant a pu participer à tel ou tel jeu, en changer, et même demander à telle ou telle personne de jouer avec lui à un nouveau jeu.
Quoi de plus naturel et de plus sain qu'un enfant ? Il ne se soucie ni de l'âge, ni de la maladie, ni de la religion, il ne demande que de l'attention et de l'amour. Et il le rend si bien.
Après les jeux, trois chansonnettes, mimées. Et, juste avant le départ, car les enfants doivent être à l'heure pour la sortie des classes, un copieux goûter a été servi : une énorme part de cake et un verre de jus de fruit (et non pas de café comme a demandé l'un d'eux).
Une séance de gros bisous et le mot de la fin a été dit par un petit garçon haut comme trois pommes, âgé de 5 ans :"Passez tous de bonnes vacances".
A l'année prochaine, cocottes et cocos, comme les appellent les maîtresses, nous vous attendons déjà.

Quelle belle idée d'avoir instauré cette fête de la musique. Il n'y a pas d'âge pour l'apprécier. Et c'est avec beaucoup de plaisir que les seniors d'Ambroise Croizat ont accepté l'offre de l'Ecole de Musique de nous offrir un petit concert.
En ce jour de fête, tous les genres sont représentés et nous avons eu droit, aussi bien à un menuet qu'à "l'amant de St-Jean" que certaines apprécient au plus haut point.
La professeur de violoncelle a accordé les instruments car, avec la chaleur de la pièce, c'est important pour le son.
Nous avons apprécié la diversité des oeuvres, dans une grande fourchette d'âge, car, si certains étaient adultes, parents, voire grands-parents, les adolescentes étaient présentes, et ô combien.L a plus "grande" élève a été remarquée par la qualité de son interprétation. Quant aux deux plus petits, qui doivent passer leur examen dans 3 jours, ils n'étaient nullement impressionnés. D'ailleurs, le plus grand des deux a joué sans partition, mais oui.
Le professeur de guitare a même chanté en français, accompagné par la professeur de violoncelle.
Pour les remercier de leur concert, nous leur avons offert de participer à un apéritif maison, fort délicieux, merci Chef, votre punch était un régal fort apprécié, surtout accompagné des cakes, pour amortir les chaleurs, visibles sur certaines joues. Contrairement à ce que pensaient certaines, il ne s'agissait pas de jus d'orange, non non, même s'il y en a eu après.
Ce que nous retenons de ce concert ? Sans aucun doute, la qualité des voix, du jeu des instruments et la modestie des participants.
Merci à vous et félicitations !
Aujourd'hui, c'est le 18 juin. Ca vous rappelle quelque chose ? Mais oui, il y a 70 ans, le général De Gaulle ? Ca y est, vous y êtes ? Oui, mais ça, c'est pour tous les français. Pour nous, résidents d'Ambroise Croizat, le 18 juin, c'est l'Appel de Lorette.
Je vous explique : il y aura bientôt 11 ans que notre Directrice, Lorette en l'occurrence, occupe cette place où elle a laissé ses empreintes. Or, elle a eu 60 ans (eh ben oui, je sais, elle ne les fait pas, mais c'est un fait pourtant) le 16 juin et elle va quitter ses fonctions le 25 juin prochain.
Pour cette occasion, nous avons reçu une invitation manuscrite afin de partager quelques bulles.
Même si nous avions fait quelques projets, nous les avons relégués au fond d'un tiroir car Lorette n'a souhaité "ni fleur ni couronne" pour reprendre son expression. Pour elle, seule notre présence lui suffit. Nous nous sommes donc pliés à son désir, ce qui est la moindre des choses.
S'il y a bien eu quelques larmes, elles ont été séchées car nous nous devons de nous réjouir pour elle, pour son mari (quoique, gare, maintenant il l'aura à lui 24h/24 et 7 jour/7 ...), pour sa nouvelle vie avec, comme 1er avantage : ne plus surveiller l'heure, ça, croyez-moi, ça compte.
Alors, haut les coeurs et les flûtes de champagne et les amuse-bouche qui ne manquaient pas.
Un petit discours, court mais réel et sincère, de M. JACQUINOT qui aura pour mission de faire le lien entre les résidents et le CCAS, et Lorette est passée de table en table, d'une part pour faire le service mais également pour échanger quelques mots rassurant avec chaque résident.
Qui a remonté le moral des autres ? Pas les résidents en tous cas, on aurait cru qu'elle nous quittait pour se faire enterrer.
Comme elle leur a dit :"Comment avez-vous donc réagi lorsque vous avez vous-même pris votre retraite ?"
C'est sûr, il y en a, des souvenirs, en 11 années, des bons et des moins bons, mais ils sont ancrés, bien au chaud, au creux de son coeur.
Et on compte bien la revoir, ne serait-ce que pour les jeux de mémoire du lundi où elle a un don bien particulier pour faire fumer nos méninges. Et, pour ça, elle y passe une partie de son dimanche.
Alors, au-revoir Lorette, merci pour tout ce que vous avez apporté aux résidents et .... good luck !
Installés aux tables, par deux ou trois, nous attendons les "jeunes" de l'atelier "Espace Dynamique" du CCAS.
Les jeux sont distribués, très variés, et tout le monde y met du sien. Nous avons en face de nous des adversaires solides et il a fallu l'aide de "Maître Capello" et son dictionnaire pour départager les joueurs de scrabble.
Aux petits chevaux, la bataille va bon train et peu d'hésitation à renvoyer les chevaux de l'adversaire à l'écurie.
Idem à toutes les tables. Allez voir dans les photos.
Après l'effort, le réconfort et, c'est aidée par plusieurs stagiaires que Jacquotte vient à bout des goûters (de la distribution, bien sûr, mais vous aviez compris, n'est-ce-pas ?). D'ailleurs, elle a fait un second tour. De la macédoine de fruits bien fraîche, avec un délicieux quatre-quart, hummm !
Mais les parties, comme tout, ont une fin et il a fallu se séparer.
Merci à toutes et tous, du CCAS aux cuisines, en passant par notre Personnel. Allez, direction les photos.

Aujourd'hui, nous sommes invités par la Mairie et le CCAS à la dernière journée des repas de quartier. C'était l'occasion de retrouver des personnes d'une maison de retraite et des particuliers qui se sont, soit regroupés, soit installés parmi nous.
C'est l'occasion, pour certains qui sont souvent seuls, de nouer ou renouer des sympathies. Aujourd'hui, par exemple, nous avons eu, à notre table, une personne qui a reconnu deux ou trois résidentes qui ont habité près de chez elle. Et nous avons pu surprendre le dialogue que nous entendons parfois :"Ah, vous habitiez à tel endroit ? Alors, vous vous souvenez de Mme Untel ? Ah, mais maintenant, la pauvre, elle a bien changé. Heureusement, ses enfants viennent la voir." Ou bien "Mais si, vous vous souvenez, elle faisait telle ou telle chose" ....
De quoi faire rire nos petits-enfants ou arrière petits-enfants, mais des propos que nous avons tellement l'habitude d'entendre. C'est un lien qui rapproche les personnes âgées, après un changement de vie.
Vous voyez le menu ? Bien sûr, fort apprécié et servi par du Personnel souriant. Notre Segundina a même goûté à tout et s'est régalée, c'est tout dire ! Ajoutez à cela, une visite à chaque table de Mme Krebs, et vous comprendrez à quel point cette journée a été agréable.
Et, de plus, comme c'est le dernier jour de cette manifestation, Mme Krebs nous a proposé d'emporter la décoration de la table, dont le sujet était manifestement "le cinéma", à savoir, outre le menu, un pot de pop'corn surmonté d'une bobine de film fabriquée à partir d'assiettes en carton. Il fallait le trouver et, en plus, le faire. Les petites gourmandes se sont fait découvrir immédiatement car elles n'ont pu s'empêcher de tendre la main vers le contenu des pots, mais ....ô surprise, le pop'corn a été collé ! Pas question, donc, d'y goûter. La gourmandise est un vilain défaut. Qui a dit celà ? Pas moi, en tout cas, car j'ai fait partie des gourmandes. Dommage ... Mais la déception n'a duré qu'une fraction de seconde, dès que les plats ont été déposés.
Vers la fin du repas, l'orchestre a pris possession de la scène et l'ambiance a démarré très rapidement. Tous les genres étaient représentés et chacun a manifesté sa joie à sa façon : danse, tape sur les tables, dans les mains, accompagnement des chansons, etc ...
Le croiriez-vous ? J'ai vu, "de mes yeux, vu", un papy danser un twist endiablé : c'était tout simplement génial. Les jeunes n'ont rien à lui envier, je vous assure.
Une idée formidable a été mise en place : l'un des employés de la Résidence est venu pour remmener les personnes très fatiguées, à deux reprises. Si notre doyenne (98 ans) et 3 ou 4 autres résidentes ont apprécié de rentrer, notre seconde doyenne (95 ans ... et demi) a fortement refusé cette proposition. Ah, mais ! Non seulement elle a mangé, ce qui est déjà un exploit, mais, en plus, elle a chanté et tapé des mains.
Alors, vraiment, merci mille fois aux organisateurs et organisatrices, aux bénévoles, à tous ceux qui ont été présents pour nous permettre de passer un moment fort agréable, sans oublier les pompiers qui supervisaient.
Cette fête de repas de quartier, quelle belle idée !
Inauguration aujourd'hui de la 1ère braderie de vêtements à la Résidence.
De nombreux donateurs généreux se sont succédés pour remettre manteaux, vestes, pantalons, robes et moultes pulls et gilets, sans compter les chaussures,parfois neuves. Quelques sous-vêtements, neufs aussi, sont apparus sur les tables.
Trois "portants" pleins à craquer (c'est le terme car l'un d'eux a eu une "fracture ouverte" de l'un de ses montants)et trois tables pour les vêtements, et il a fallu profiter de deux tables supplémentaires pour étaler les manteaux qui n'avaient plus de place sur le portant "défaillant". Il a fallu faire avec, comme on dit, ou plutôt "sans".
Ce que nous allons faire de ce qui reste ? Une présentation à notre" résidence-soeur" dans quelques jours, et le reste sera remis aux associations caritatives de la ville. Donc, rien ne sera perdu.
Merci à vous tous.